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Gabriel Chancy: Une première expérience chez les pros

Dans cette série d’articles, nous prenons des nouvelles de nos volleyeurs et volleyeuses québécois qui évoluent dans les ligues professionnelles à l’étranger. Aujourd’hui, nous vous présentons le parcours de Gabriel Chancy, ancien des Carabins de l’Université de Montréal qui évolue actuellement avec le club Aero Odolena Voda en République tchèque.

Lorsque Gabriel est né, son père, Jean-Pierre Chancy, était entraineur-chef de l’équipe féminine des Carabins de l’Université de Montréal. Sa mère jouait pour sa part pour l’équipe senior du club de volleyball Celtique. Inutile de dire que dès son plus jeune âge, Gabriel en a passé du temps dans les gymnases. Suivant les traces de ses parents, l’athlète a commencé à jouer au volleyball vers l’âge de 8-9 ans avec l’équipe des 14 ans et moins du Collège Jean-de-Brébeuf. Se sont ensuivies cinq années au secondaire avec le club Celtique, puis deux ans avec les Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme. Le passeur s’est par la suite engagé dans son parcours universitaire… avec les Carabins de l’Université de Montréal!

Gabriel cumule aussi un nombre impressionnant de participations aux équipes provinciales et nationales depuis le début de son parcours. Membre de l’équipe relève provinciale à trois reprises entre 2010 et 2012, il aussi su se démarquer sur les scènes nationale et internationale grâce à ses participations au sein de l’équipe nationale junior entre 2013 et 2015 et de l’équipe nationale B en 2016 et 2017. Ces sélections l’ont mené à de nombreuses compétitions de la NORCECA et de la FIVB.

À l’instar de plusieurs autres joueurs, la fin de la carrière universitaire de Gabriel a pris une tournure plutôt décevante au printemps 2020, alors que le Championnat canadien auquel il devait prendre part avec les Carabins a été annulé en raison de la pandémie. Heureusement, l’année suivante, l’athlète de 6’02 a pu participer au programme d’excellence canadien à Gatineau. Pendant une année complète, il s’est ainsi entrainé avec des joueurs d’un peu partout au Canada, et ce, malgré la crise sanitaire.

Celui qui en est désormais à sa première saison chez les pros avoue s’ennuyer un peu du sport étudiant et du sentiment d’appartenance qui s’y rattache, lequel est nettement différent à l’étranger. Cette transition représente d’ailleurs une étape marquante dans son parcours :

« Je pense que le plus grand défi, c’est faire le saut entre le sport étudiant et le sport professionnel. Le sport étudiant, souvent, c’est un programme de développement, ce sont des années super formatrices. Tu entres à l’université, tu as 19-20 ans, puis tu en ressors à 23-24-25 ans, peu importe quand, et la conciliation du sport, des études, de la vie sociale, c’est vraiment ce qui fait l’expérience de l’étudiant-athlète. Et ça fait en sorte que ton énergie est vraiment divisée dans toutes ces choses-là. Quand tu fais le saut au sport professionnel, il y a énormément d’attentes, énormément de pression qui est mise par la direction du club pour lequel tu joues [et par] l’entraineur. Tout le monde est là pour avoir des résultats positifs et tu reçois un salaire pour performer »

Joueur bien connu au cours de son passage avec les Carabins, c’est également une tout autre réalité qui l’attendait de l’autre côté de l’océan :

« Ça aussi c’est une autre adaptation. Il n’y avait pas de surprise de ce côté-là quand je suis arrivé. Je m’y attendais un peu, personne ne me connait ici, personne ne connait mon parcours […]. Les autres joueurs, ils s’en foutent. Donc il faut se battre pour faire sa place sur le terrain, puis il faut accepter aussi que des fois, ce n’est pas toi qui es sur le terrain ».

Néanmoins, l’athlète souligne que l’intégration s’est très bien déroulée pour lui au sein de sa nouvelle équipe, le club Aero Odolena Voda en République tchèque. En plus de ne pas être le seul athlète international de l’alignement, il note que les Tchèques sont très chaleureux. Outre que la vie est différente dans son nouveau pays d’accueil, le passeur n’a pas non plus été vraiment surpris depuis qu’il est arrivé en sol européen. De son nouveau mode de vie, il affectionne particulièrement la possibilité de se rendre dans des villes ou des endroits qu’il ne pourrait normalement pas visiter chaque fois qu’il est en congé ou qu’il a de petites vacances.

Récemment, Gabriel a par ailleurs décidé d’intégrer à sa vie de nouvelles études, alors qu’il entame un MBA en ligne en gestion des affaires numériques à l’Université Laval. Afin de bien s’adapter à son nouveau mode de vie, il n’a pas suivi de cours l’automne passé. Comptant actuellement un cours à son horaire, il souligne que ce sont les travaux d’équipe qui rendent la chose plus ardue, notamment en raison du décalage horaire. Le volleyeur affirme toutefois qu’en étant bien organisé, le temps ne manque pas pour faire le travail nécessaire.

À court terme, l’objectif de Gabriel est de terminer la saison d’une belle façon avec son club actuel. Très appréciatif de l’environnement dans lequel il évolue, il espère trouver une équipe qui saura le satisfaire tout autant s’il ne renouvelle pas de contrat avec celle pour laquelle il joue présentement. Enfin, l’athlète souhaite aussi continuer d’apprendre et de s’améliorer, ainsi qu’il conclut :

« Moi, je joue au volley parce que j’aime ça. J’ai toujours aimé ça, je suis né là-dedans, et le jour [où je n’aurai plus] de plaisir à jouer, c’est le jour où je vais arrêter. Donc mon objectif, c’est de toujours trouver le meilleur environnement possible pour me développer et d’avoir du fun pendant que je le fais. »